Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 10:21

 

 


2009 sera une année charnière pour les responsables informatiques outre-atlantique,  si l’on en croit différentes études, sondages  et analyses publiés ces derniers temps aux US. 

Pourquoi est-ce une année charnière ?


Le Turn over des CIO (Chief Information Officers)
Si l'on projette la tendance actuelle, à la fin 2009 :

 

-   50 % des CIO auront moins de deux ans d’ancienneté dans le poste

-    10 % seulement des CIO auront plus de 4 ans d’ancienneté dans le poste.


Cette tendance relevée par plusieurs études, concernerait aussi bien les grandes organisations que les moyennes, aussi bien le privé que le public.


Les CIO UK confirment dans un sondage cette perspective :

-   72 % pensent qu’ils auront changé de job d’ici deux ans.


Il faut aussi prendre acte de deux phénomènes :

-   Les nouveaux CIO viennent plus du sérail (moins de chasses de tête) soit il s'agit d'une promotion interne, soit, issus du business, ils viennent faire une pige dans la technologie

-    Les arrivants ne font pas partie du Comex, le plus souvent, ils sont rattachés au CFO.


Jusqu’en 2007, les CIO avaient le vent en poupe :

-   Suite à d’importants efforts en matière de « IT Governance », ils avaient construit une crédibilité de dirigeant

-    La technologie leur permettait de proposer des solutions de soutien à la vente et de tenir les promesses Internet faites prématurément à la fin des ‘90s ; ils entraient dans le club des créateurs de valeur

-    On comptait sur eux pour consolider les investissements faits

Fin d’une époque.

 

 

La technologie est foisonnante ; un rapide inventaire est édifiant :

virtualisation, cloud computing, Green IT, Vista out/Mac in, Dell out /HP in, Intelcore i7,  Google Chrome, notebook, SOA, SaaS, Web based aplications, WEB services, Wimax, WAN acceleration, 3G broadband, Ubuntu, virtual conferencing, …

Cette liste me donne l'idée de constituer un glossaire.

Il y a évidemment du ménage à faire. Mais, tout de même, c'est en gros une remise en cause considérable des bases technologiques qui ont porté l'informatique depuis 10 ans.
Cela veut dire qu'il faut repenser les choix d'architecture et anticiper la fin de la crise. Parallèlement, il faudra répondre dans l'urgence aux attentes des nomades de l'entreprise, dirigeants en tête. 

Peut-on avec ces choux et ces carottes faire un bon pot-au-feu ?



La fin des DSI ? l’émergence des DRRI ?
DRRI pour Direction des ressources et réseaux d’information.

ou l'arrivée à maturité du management de l'information


En France, le titre de Directeur des Systèmes d'information marque une époque qui s'achève. Celle où l'informatique faisait son miel de processus et de données.
Dans les pays anglo-saxons, la désignation de « Chief Information Officer » ne pose pas de manière aussi claire qu’en France le besoin d'une mutation ; il y s'agit d'une évolution pragmatique.

Cette mutation ici, cette évolution là  font suite aux contre-pieds subis ces dernières années par l’informatique.

 


·    processus  / situation :
l'informatique existante est un système qui pousse et extrait de l'information auprès d'utilisateurs contraints par l'organisation d'un processus ; l'informatique actuelle est un portefeuille de services mis à disposition d'un professionnel dans une situation donnée.


·    données structurées / données non structurées  :
pour l'essentiel, les professionnels travaillent à partir d'informations qui ne sont pas dans les systèmes d'information structurants de l'entreprise, à partir de messages, de données personnelles.

·    chaine de valeur / réseau de valeur :
les entreprises travaillent en réseaux ; le périmètre de l'entreprise n'a plus guère de réalité.
 

·    CRM / réseaux d’influence :
ne te demande pas qui tu connais et ce que tu sais de lui mais demande toi qui te connais et ce qu'il sait de toi.
 

·    ERP fédérateur / fédération d’ERPs :
l'intégration ne passera pas par l'ERP mais par l'extranet, par le portefeuille de services WEB et peut-être (les vendeurs de l'informatique en rêve), par le Master Data Management.
 

·    équipe / communauté :
le travail en réseau fait  que le fonctionnement en tribu des vendeurs, en communauté des chercheurs est beaucoup plus producteur de valeur que le schéma formel par équipe, services, directions imaginé par l'organisateur.
 
 

·    BRIC : Brazil, Russia, India, and China.
petit changement de perspective pour beaucoup d'entreprises soit en termes de localisation, soit en termes d'échange y compris dans les réseaux dee compétences informatiques.

 

 

Beaucoup de chose à assimiler et vite, la crise n’aura qu’un temps.




A bientôt

 
Par ecocentric - Publié dans : Réseau d'information
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